"Guerre et térébenthine"
Ajouter à mon calendrier
Le , Théâtre Molière Scène Nationale de Sète et du Bassin de Thau

A l'occasion de la programmation les 29 et 30 mai 2018 de la pièce de Jan Lauwers adaptée du roman de Stephen Hertmans "Guerre et Térébenthine" ; nous vous invitions à rencontrer Stephen Hertmans autour de son oeuvre.

L’œuvre de Stefan Hertmans bénéficie aujourd’hui d’une renommée internationale.

Poète, essayiste, dramaturge, romancier, l’auteur de "Guerre et térébenthine" est né à Gand, en 1951. Ce grand lecteur de Celan, Trackl et Valéry est passé un temps pour le tenant d’un postmodernisme littéraire et philosophique désengagé. Mais cela fait longtemps qu’il intervient dans le débat intellectuel de son époque : le fondamentalisme, la guerre en Bosnie, les errements de la « pensée correcte », les malentendus communautaires en Belgique, le bilinguisme, sont autant de questions sur lesquels Stefan Hertmans a été amené à se prononcer, défendant une culture de la politesse et de l’honnêteté.

Les 800 pages de son œuvre de poète, qui l’a révélé au grand public néerlandophone, ont été publiées en 2005 (Verzamelde gedichten 1975 – 2005) et lui ont valu les plus hautes distinctions littéraires : le ministre flamand de la Culture lui décerne le Prix de la Communauté flamande en 1996.

Avec sa première pièce de théâtre, "Fontanelle", montée en 1992, Hertmans rompt avec le naturalisme flamand et s’inscrit dans la filiation de Samuel Beckett, Heiner Müller et Peter Handke. Deux autres pièces suivront, au début des années 2000 : "Mind the Gap" et "La Mort d’Empédocle". Cette indifférence aux codes du naturalisme littéraire est également sensible dans ses récits et dans ses romans qui privilégient les formes allégoriques, le recours au fantasme, les jeux littéraires et sémiotiques : l’auteur qualifie son premier roman, "Naar Merelbeke" (À Merlebecque), paru en 2003, de « mensonge autobiographique » et s’amuse à parodier le roman familial flamand, Proust, Flaubert…

À la fin des années 1990, Stefan Hertmans publie un recueil d’essais de voyages dédié à l’analyse de l’existence humaine en milieu urbain (Sydney, Amsterdam, Vienne, Marseille…). Ce livre paraît en France au Castor Astral sous le titre "Entre villes".

Également parus en français : son roman "Comme au premier jour," suite de "Naar Merelbeke", et "L’Ange de la métamorphose", essai consacré à l’œuvre de Jan Fabre. Avec "Le Paradoxe de Francesco", publié en 2004, l’écrivain propose une œuvre hybride, mêlant récits, essais et poèmes, qui livrent de nombreuses clés de son imaginaire le plus intime. Paru en 2015 chez Gallimard, son roman "Guerre et térébenthine" rencontre en France un grand succès critique et de nombreux lecteurs.

BIBLIOGRAPHIE
Guerre et térébenthine, Gallimard, traduit par Isabelle Rosselin, 2015.
Le Paradoxe de Francesco, Castor astral, traduit par Marnix Vincent, 2004.
Comme au premier jour, Bourgois, traduit par Francesca Ermakoff, 2003.
L’Ange de la métamorphose : sur l’œuvre de Jan Fabre, Arche éditeur, traduit par Monique Nagielkopf, Marnix Vincent, 2003.
Entre villes : histoires en chemin, Castor astral, traduit par Monique Nagielkopf, 2003.