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Quentin D.

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par (Libraire)
27 septembre 2021

Une ode aux femmes qu'on refuse de voir

Ethnologue, Ananda Devi Nirsimloo tient pour cette rentrée littéraire à nous raconter la vie des hijras, des prostituées et de leurs enfants en marge de la société, dans une ruelle indienne. On découvre ainsi Veena, qui a donné la vie à une enfant qu'elle ne sait pas aimer. Toutefois, cette dernière grandit, observe, écoute et apprend de la vie des femmes qui l'entourent. Alors qu'elle est âgée de seulement dix ans, un homme de dieu qui ne croit véritablement qu'en lui même pose son regard sur elle, et décide de la faire sienne. C'est sans compter sur les femmes de la Ruelle. Un conte moderne et féministe qui donne à lire les déesses qu'on refuse de voir.

par (Libraire)
26 septembre 2021

Une oeuvre absolue

René.e ne comprend pas pourquoi iel ne ressemble pas à sa maman. Iel ne comprend pas non plus pourquoi iel est ignoré.e et mis.e à l'écart par ses pairs. Alors iel se réfugie dans ses rêves et on se laisse porter à ses côtés avec plaisir, tant c'est grandiose, surréaliste, infiniment doux. Et puis l'intrigue pointe le bout de son nez. Nous ne sommes pas seulement là pour admirer, nous sommes là pour commémorer. L'oeuvre révèle toute son envergure. René.e laisse sa place à Edith, sa fille bispirituelle. Nous avons été trompés. Il nous reste tout à comprendre, à apprendre. Quand on arrive au terme des 268 pages on ne souhaite qu'une chose : Tout reprendre depuis le début pour voir en connaissance de cause les fabuleuses illustrations d'Elene Usdin et ainsi prendre la pleine mesure de son talent.
On est forcé de constater que l'on a entre les mains un objet de mémoire, une oeuvre absolue.

par (Libraire)
26 septembre 2021

L'éloge du pas de côté

Mariette Navarro nous propose d’embarquer sur un cargo en compagnie de marins, ces êtres apparemment bannis de la terre. Tout a été planifié, le trajet le plus court a été tracé, chacun connaît son rôle et ce qu’on attend de lui. Pourtant, d’un commun accord, les hommes décident de stopper le bateau et d’aller se baigner une trentaine de minutes dans l’océan. Ça semble futile. Pourtant c’est du jamais vu. Les hommes plongent et Mariette dissèque les minutes, avec une poésie maritime elle aussi jamais vue. Elle offre pour un instant à l’océan et aux hommes une autre profondeur.
Mais voilà, lorsqu’ils remontent à bord du cargo, les hommes ne sont plus 20 comme initialement, mais 21. Une présence se fait ressentir. Le bateau lui-même semble désormais posséder sa propre sensibilité et son indépendance. Sa pompe fait des siennes. Sa vitesse décélère sans qu’on puisse se l’expliquer. Le brouillard encercle les humains, et il ne leur reste bientôt plus qu’à s’accorder sur le rythme du bateau. Quel message ce dernier tente-t-il de leur faire parvenir ? Se pourrait-il qu’il soit temps de prendre le temps, d’effectuer un pas de côté et de ne plus chercher à contrôler notre trajectoire ?

par (Libraire)
26 septembre 2021

Il s'agit de plonger dans les souvenirs

Entre 1968 et 1973, Hafez el-Assad a fait construire le barrage de Tabqa et ainsi transformé le milieu de vie de plus de 11 000 familles en un lac naturellement inhabitable, le lac el-Assad. Dans son oeuvre, Antoine Wauters nous invite à constater une partie de l'histoire syrienne au travers d'un personnage fictif, Mahmoud Elmachi, enseignant puis poète rebelle, qui semble passer toutes ses journées dans sa barque, sur le lac el-Assad, à tenter de rattraper les fragments de sa réalité, de son histoire.
Ecrits en vers libres et parfois traversé par des vers de Saleh Diab, de Sohrab Sepehri ou encore d'Amos Oz, ce texte nous donne à voir la violence de la guerre, mais aussi et surtout la lassitude qu'on peut éprouver à l'égard de celle-ci. Et les souvenirs de l'enfance, de l'innocence et les souvenirs de l'amour d'achever de venir progressivement nous inviter à la paix.
Un livre important de par son sujet. Un livre bouleversant de par son écriture.

par (Libraire)
26 septembre 2021

Toute la poésie de la violence

Ocean Vuong, déjà reconnu pour sa poésie, se livre à nous à travers ce récit autobiographique. Tout en filant la métaphore de la migration des papillons à travers le monde, il nous raconte les traumatismes dûs à la guerre du Vietnam de sa famille ; la schizophrénie de sa grand-mère ; le labeur de sa mère ; les overdoses de ceux qu’il a un jour côtoyé ; toute la violence de sa vie et de son amour, sans jamais manquer d’en révéler la splendeur.
Un coup de maître qui vous donnera à coup sûr envie de découvrir Ciel de nuit blessé par balles, son recueil publié chez les éditions mémoire d'encrier.

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