Ascension

Ludwig Hohl traduit de l'allemand par Luc de Goustine, dessins de Martin Tom Dieck

Attila

  • par (Libraire)
    24 mai 2020

    J'ai lu Ascension de Ludwig Höhl. Il en fût beaucoup question entre Niort et La Rochelle le premier week-end d'octobre. On plaçait le texte entre celui de Renzo Biasion et de Robert Benchley pour le prix mémorable. Le livre, paru en 1975, a été réédité l'an dernier par les éditions Attila. Je n'en avais pas eu connaissance. L'éditeur pour me déniaiser a décidé de me l'envoyer.
    Une belle édition : couverture blanche sous calque, souci typographique ; un bel éditeur : comme l'Arbre Vengeur, Finitude ou le Dilettante, l'intérêt pour les écrivains maudits, les grands textes oubliés du XXème siècle. Ceux qui resteront.
    C'est donc un chef d'oeuvre. Comme pour "la Route", paru en début d'année, l'écriture est minimaliste. L'auteur a porté ce texte trente ans, remanié cent fois.
    Deux hommes entreprennent l'ascension d'un sommet alpin dans les années 1920. Durant la course une tempête provoque le renoncement de l'un deux. L'autre poursuit jusqu'à l'absurde. Ils succomberont tous deux.
    Les critiques, depuis la parution, sont unanimes. Ils ont raison. Nous réparons aujourd'hui cet oubli : lisez Ascension.


  • Deux hommes partent à l'assaut d'un glacier. Les conditions sont mauvaises : le vent glacial, la visibilité nulle... L'un abandonnera, l'autre, le plus aguerri, poursuivra son ascension en solitaire. Une ascension folle et désespérée, assumée certes mais ô combien risquée. Pour atteindre le sommet puis en redescendre, l'alpiniste sera sans cesse au bord de la rupture, au bord de l'abîme... Les accidents se multiplient et des événements décisifs et tragiques peuvent surgir... La montagne en impose et sa personnalité prend tout son sens.