Je suis la bête

Je suis la bête

Andrea Donaera

Cambourakis

  • par (Libraire)
    14 octobre 2020

    Une puissance rare, un rythme percutant, une poésie glaçante qui raconte la violence systémique et la destruction des âmes.
    Le sang des Atrides coule dans ces personnages réunis habilement dans un même souffle choral, théâtral. De l'ordre même de la tragédie antique. Bien plus qu'un livre sur la Mafia et son emprise sur les vies, c'est une habile réécriture du mythe du Minotaure, au coeur du labyrinthe de l'indicible.
    Un époustouflant premier roman.


  • par (Libraire)
    10 octobre 2020

    Un roman polyphonique de grande qualité

    Michele, le fils de Mimi, s’est donné la mort. Mimi est en colère. Mimi a toujours été en colère et il sera toujours en colère. Mimi est le chef de la Sacra Corona Unita, la mafia italienne. Mimi est redouté, Mimi fait peur. Et il aime faire peur. Le jour où son fils meurt, la bête se réveille et elle a faim de vengeance. Contre qui ? Contre quoi ? Contre à peu près tout et n’importe quoi. Elle a perdu son fils la bête, alors tout le monde devient coupable. Coupable d’être en vie et de respirer l’air que son fils ne respire plus, coupable de l’avoir croisé en dernier, coupable d’exister à sa place.

    Alors la bête rôde et quand elle attaque, c’est toujours là où on ne s’y attend pas. Ne restez pas sur son chemin, parce que la bête ne vous laissera aucune chance.

    Un roman polyphonique dont on découvre le fil à travers les yeux de quatre personnages. Un roman noir, obscur même. Un roman dans lequel ce qu’on lit, on n’est pas sûr de vouloir le comprendre.

    À découvrir rapidement !


  • par (Libraire)
    28 septembre 2020

    Un premier roman impressionnant par sa maîtrise et son style!

    Dans les Pouilles, Mimi règne en chef de la mafia locale: la Sacra. Comme toutes les organisations mafieuses, la violence et la mort font partie du paysage. Mimi n'en est plus à quelques trahisons et deuils près. Mais le décès de trop a lieu: le suicide de son fils de quinze ans. Mimi cède à la tristesse et à la colère, il lui faut un coupable à châtier, et rapidement!
    Nicole, la jeune fille ayant éconduit son fils, est la responsable idéale, et la proie désignée...

    Nous embarquons donc au cœur de cette vengeance qui vient des tripes, à bord d'une machine qu'on souhaiterait voir faillir.

    Le style est envoûtant, le rythme effréné grâce à une structure chorale. Les voix des différents protagonistes permettent de varier les points de vue et ajoutent de l'humanité à la bestialité, et de la violence à l'indifférence. Un livre sombre, obsédant, aux multiples variations, qui ne manquera pas de vous laisser sans voix!


  • par (Libraire)
    25 septembre 2020

    Tragédie grecque en terre mafieuse !

    Très beau roman à la langue pleine de musique et de grâce. Une tension romantique qui va crescendo et des portraits finement dessinés...
    Magnifique !


  • par (Libraire)
    14 septembre 2020

    violence

    Quand le fils du chef de la mafia se suicide, c’est toute une famille qui explose.
    Vies gâchées, terrorisées. La violence entraine la violence. Et basta.


  • par (Libraire)
    9 septembre 2020

    Conseillé par Etienne et Stéphanie

    Pour commencer vous voilà dans la tête de Mimi. Un brute qui a le pouvoir, il est le parrain de la mafia locale. Ordonner, tuer, se faire respecter : il sait faire. Aimer, un peu moins.
    Et pourtant ça se bouscule dans la tête de Mimi alors que des femmes et des hommes envahissent son propre salon, se recueillant autour d'un cercueil. A l'intérieur se trouve le corps de son fils de quinze ans. Il s'appelait Michele. Il s'est suicidé. Et il est inenvisageable pour Mimi qu'il n'y ait pas un coupable, un responsable de ce geste fatal. Michele écrivait des poèmes à Nicole, l'adorable Nicole qui a éconduit le garçon en se moquant un peu. Pas de doute : elle est responsable. Elle doit payer.
    Avec un rythme oppressant, répétitif, le lecteur comprend pas à pas l'histoire profondément intime de chacun des personnages qui gravitent autour de Mimi et Michele.
    Ah! On le sent là, dans le ventre, tout cela va mal finir! Et nous voilà happé, on ne peut plus se détacher de cette violence, de cette noirceur, de cette angoisse. Et cette écriture! Elle vous frappe, vous essouffle, vous laisse sur le carreau! On ne peut que saluer le travail de traduction...
    Vous savez ce qu'il vous reste à faire...