Encre sympathique

Encre sympathique

Patrick Modiano

Gallimard

  • 21 novembre 2019

    mémoire

    Cuvée 2019.
    J’ai trouvé ce nouveau roman moins brumeux que les précédents (même si je ne les ai pas tous lus, je garde ce souvenir).
    J’ai aimé la mémoire par bribes du personnage principal.
    Qui est Noëlle Lefebvre, et pourquoi a-t-elle subitement disparue ?
    L’auteur nous emmène dans les cafés parisiens et Rome en passant par la région d’Annecy.
    Une lecture sympathique et un livre hérisson.

    Quelques citations :
    Mais je n’avais pas l’habitude ni le goût de me tourner vers le passé. (p.83) : un peu d’humour
    Cela me confortais dans l’idée que, si vous avez parfois des trous de mémoire, tous les détails de votre vie sont écrits quelque part à l’ence sympathique. (p.93)
    Ne serait-il pas préférable de laisser autour de soi des terrains vagues où l’on puisse s ‘échapper ? (p.102)
    Je n’ai jamais respecté l’ordre chronologique. Il n’a jamais existé pour moi. Le présent et le passé se mêlent l’un à l’autre dans une sorte de transparence, et chaque instant que j’ai vécu dans ma jeunesse m’apparait, détaché de tout, dans un présent éternel. (p.105)
    https://alexmotamots.fr/encre-sympathique-patrick-modiano/


  • par (Libraire)
    12 novembre 2019

    Très beau roman

    Un très beau roman sur l'oubli, la mémoire et les souvenirs.


  • par (Libraire)
    12 novembre 2019

    Encre sympathique

    Jean Eyben, autrefois détective, reste hanté par la disparition d'une femme. Le hasard, le rêve et le ressouvenir guident une fois encore les pas d'un narrateur lancé dans Paris, Annecy puis Rome, sur les traces de Noëlle Lefebvre, une femme inconnue et disparue, à moins qu'elle n'ait jamais existé... Une admirable plongée dans les vertiges de l'oubli, du rêve et de la mémoire !


  • 18 octobre 2019

    Où l'auteur renouvelle son univers sans jamais lever le voile du mystère...
    Unique !
    Guillaume


  • par (Libraire)
    14 octobre 2019

    Déambulation

    On entre dans les ouvrages de Modiano comme dans un univers à la fois familier et étrange.
    On se laisse porter des mots, comme suivre des chemins, des silhouettes au loin, dans un temps où le présent et le passé se mêlent, se chevauchent, font perdre toute notion du temps.
    On croit rêver la réalité, ou s'y attacher, ou s'y attarder. On la questionne. On pense la mémoire. On pense le présent dans un rapport différent au passé, comme y chercher réponse, on ne sait à quelle question.
    On pense les êtres de ce qu'on les perçoit. On croit les savoir tout en sachant pertinemment qu'on ne les sait pas. Ils échappent comme nous échappons à nous-mêmes.
    Des interstices, des blancs, des oublis, des zones sombres ou d'ombre, des mots dits écrits ou lus, surgissent des éclats perçus réalité absolue, évidente, de l'instant, dans l'instant seulement.
    Merveilleux ouvrage.